Comment fonctionne ce simulateur ?
Vous choisissez un métier, un niveau d'expérience et une ville : le salaire brut se cale
automatiquement sur la médiane du marché local. Le calcul enchaîne ensuite les étapes réelles
d'une fiche de salaire suisse — cotisations AVS, assurance chômage, LAA, 2e pilier — puis
établit le revenu imposable et applique le barème fédéral officiel ainsi qu'une estimation
cantonale et communale propre à la ville.
Viennent enfin les dépenses : loyer selon la typologie de logement, prime d'assurance
maladie du canton, transport, alimentation, loisirs. Ce qui reste est votre
reste à vivre — le seul chiffre qui dit vraiment si vous pourrez épargner.
Un exemple complet, du brut au reste à vivre
Voici le calcul que produit le simulateur pour un Software Engineer senior
à Genève payé CHF 149 500 bruts par an — la médiane locale de ce poste —
célibataire, en appartement de 2,5 pièces, en transports publics, avec un mode de vie
confortable. Tous les montants sont mensuels.
Autrement dit : sur CHF 12 458 de salaire brut, il reste
CHF 4 793 une fois tout payé. C'est ce dernier chiffre, et non le brut affiché
dans une offre d'emploi, qui décide de votre niveau de vie réel.
Les neuf villes comparées, à poste et niveau identiques
Même métier, même niveau, même mode de vie : seul change le lieu. Le salaire est ajusté
au marché local, les loyers, les impôts et les primes d'assurance maladie suivent la ville.
Le classement se fait sur le reste à vivre mensuel.
Bâle arrive en tête avec CHF 5 643 de reste
à vivre par mois, contre CHF 4 124 à Lugano : un écart de
CHF 1 519 par mois, soit
CHF 18 231 par an, pour exactement le même travail.
Changez le métier, la situation familiale ou le logement dans le simulateur ci-dessus et
ce classement se recompose.
Pourquoi le salaire brut ne suffit pas
Un même salaire ne produit pas le même niveau de vie selon la ville. Entre le canton le
plus lourd et le plus léger fiscalement, l'écart d'impôt dépasse souvent 1 000 CHF par mois.
Ajoutez des loyers qui varient du simple au double entre Sion et Zurich, et des primes
d'assurance maladie qui s'étalent de 455 à 583 CHF par adulte, et le classement des villes
par salaire brut n'a plus rien à voir avec le classement par pouvoir d'achat réel.
C'est précisément ce que mesure le comparateur de villes intégré : à poste et niveau
identiques, il recalcule tout et classe les villes par reste à vivre.
Questions fréquentes
Comment est calculé le salaire net ?
On retire d'abord du brut les cotisations sociales : AVS/AI/APG à 5,3 % sans plafond,
assurance chômage à 1,1 % jusqu'à 148 200 CHF, assurance accidents non professionnels, et
2e pilier calculé sur le salaire coordonné selon votre âge. On établit ensuite le revenu
imposable en déduisant frais professionnels, déplacements, repas, primes d'assurance et
3e pilier, puis on applique le barème fédéral officiel et une estimation cantonale et
communale. Le détail figure sur la
page méthodologie.
Les résultats sont-ils exacts ?
Ce sont des estimations. Les cotisations sociales et le barème fédéral sont des
données officielles 2026, donc fiables. Les salaires, loyers, primes et surtout la
fiscalité cantonale sont des estimations de marché : comptez un écart plausible de 10 à
15 %, davantage si votre commune s'écarte de la moyenne cantonale. Ce simulateur ne
remplace pas un calcul de l'administration fiscale.
Quelle ville suisse offre le meilleur niveau de vie ?
Cela dépend du métier, mais un constat revient : Bâle et Zurich combinent salaires
élevés et loyers ou fiscalité supportables, tandis que Genève paie bien mais reprend
beaucoup en loyer et en impôts. Lugano cumule les salaires les plus bas et les primes
d'assurance maladie les plus élevées. Le comparateur intégré tranche pour votre cas
précis.
L'assurance maladie est-elle déduite du salaire ?
Non. Contrairement à la France, la prime d'assurance maladie de base n'apparaît pas
sur la fiche de salaire suisse : chacun choisit sa caisse et paie sa prime séparément.
C'est une dépense mensuelle de 455 à 583 CHF par adulte selon le canton, à budgéter en
plus du loyer.
Combien faut-il gagner pour vivre en Suisse ?
Pour un célibataire en appartement de 2,5 pièces avec un mode de vie confortable, le
seuil d'équilibre va d'environ 66 000 CHF bruts par an à Sion à plus de 85 000 CHF à
Genève ou Zurich. En colocation et en cuisinant à la maison, ces seuils baissent
nettement. Chaque page ville donne le chiffre exact.
D'où viennent les données
Les cotisations sociales et le barème de l'impôt fédéral direct proviennent des sources
officielles 2026 (OFAS, AFC). Le coût automobile suit la référence TCS 2026. Les primes
d'assurance maladie viennent de l'OFSP. Les grilles salariales, les loyers et la fiscalité
cantonale sont des estimations de marché, clairement identifiées comme telles sur la
page méthodologie, qui détaille aussi les limites du modèle.